30 oct. 2014

Top 9 des films d'épouvante à voir le soir d'Halloween.

Allo zigotto ! 

Bon. Maintenant que je me suis confortablement installée, plaid sur les genoux et bouillotte sur le vendre (non mais franchement, c’est pas la meilleure invention du monde ça, la bouillotte ?) on va pouvoir parler sérieusement.

Comme tu le sais probablement (parce que oui, tu as également compté les heures jusqu’au jour J) plus qu’une petite journée pour préparer comme il se doit ta nuit d’Halloween. J’imagine que tu as prévu une soirée endiablée à faire le tour des cafés de nuit grimé(e) en zombie pour faire peur aux clients, ou simplement un apéro déguisé entre potes… Pas de panique si ce n’est pas le cas, et que pour toi le vendredi sonne le glas du week end - et donc du repos -, que les déguisements ne sont pas d’usage dans tes traditions et que tu préfères inviter des copains pour regarder un film d’horreur : je t’ai concocté un petit top 9 de mes films d’épouvante préférés (je voulais faire un top 10 mais je n'ai pas trouvé de dixième film qui me plaise suffisamment pour figurer ici) (en essayant de ne pas faire trop long et indigeste).

 • TOP 9 DES FILMS D'ÉPOUVANTE À VOIR LE SOIR D'HALLOWEEN • 

  • Les classiques à ne pas rater (tu vas au coin si tu ne les as pas vus)

1. PSYCHOSE - Alfred Hitchcock (1960)

Psychose est, de mon point de vue, LE film d’épouvante par excellence, un des meilleurs jamais sortis et des plus influents du cinéma. Pour faire court, il s’agit de l’histoire de la jeune Marion Crane, venant tout juste de dérober 40 000 dollars à son patron. Elle décide alors de quitter la ville pour rejoindre son amant, et s’arrête en route dans un petit motel tenu par Norman Bates, sympathique gérant, quoi qu’un peu particulier. Après un copieux repas avec ce dernier, la protagoniste, pour se délasser de cette journée, part prendre une douche.

Vient alors une des scènes les plus célèbres du cinéma (que je ne dévoilerai pas, le plaisir de la découvrir en voyant le film est sans pareille). Le maître du suspense n’aurait pu faire mieux, avec ce personnage principal incarné à la perfection par un Anthony Perkins nerveux et grinçant à souhait, les violons stridents de la bande son, le noir et blanc qui ajoute au pesant de l’atmosphère générale, un déroulement quasi parfait où la tension est à son comble, et - cerise sur le gâteau - le dénouement final qui, pardonne moi l’expression, laisse sur le c. 

.................................................... Enfin bref, si ce n’est pas déjà fait… À VOIR DE TOUTE URGENCE !


2. SHINING - Stanley Kubrick (1980)

Dans le genre grand classique à avoir vu, tu ne PEUX PAS être passé(e) à côté de Shining. Le synopsis met en scène Jack Torrance, jeune écrivain en proie à la problématique de la page blanche, qui accepte d’être le nouveau gardien d’un vaste hôtel fermé l’hiver. Il s’apprête à y couler de longs mois de solitude, accompagné de sa femme et de son fils, Danny, qui rechigne à l’idée d’aller vivre dans ce lieu, où de terribles évènements se sont produits par le passé.

Entre un Jack Nicholson ahurissant dans ce rôle d’un homme gagné par la folie, la musique, qui, on doit bien le dire, ajoute (de façon plus qu’importante) au côté pesant de l’atmosphère générale, et un suspens qui augmente crescendo tout le long du film… Il a tout du chef d’oeuvre du film d’angoisse par excellence. Peut être un poil long malgré tout, mais clairement un grand classique de mon point de vue, ne serait-ce que pour la prestation magistrale de Nicholson.

3. LE SILENCE DES AGNEAUX - Jonathan Demme (1991)

 
Encore un grand classique à voir et revoir sans hésiter. Ce thriller psychologique met en scène Clarice Starling (interprétée par la brillante Jodie Foster), jeune agent du FBI, chargée d’enquêter sur le cas de Buffalo Bill, tueur en série qui sème la terreur dans le Middle West en séquestrant et assassinant des jeunes femmes. Pour avancer dans son enquête, elle décide d’aller interroger l’ex-psychiatre Hannibal Lecter (psychopathe redoutablement intelligent porté sur le cannibalisme) qui peut lui fournir des informations sur Buffalo Bill et en tirer le portrait psychologique. Entre eux deux s’établit une entente, une entraide, un lien de fascination et de répulsion, qui fait toute l’excellence du film, sans parler de l’incroyable prestation d’Hopkins, qui par un simple regard, arrive à nous glacer le sang.



4. SLEEPY HOLLOW - Tim Burton (2000)

 
L’histoire a lieu en 1799, alors que des meurtres sont perpétrés à Sleepy Hollow, une petit bourgade de la Nouvelle Angleterre. Les habitants croient en un étrange et furieux cavalier qui viendrait se venger de sa mort par décapitation, et Ichabod Crane, fin limier des autorités new yorkaises, y est envoyé pour élucider le mystère.

Joli coup de Tim Burton, qui ressuscite la légende du Cavalier sans tête, en nous plongeant dans son univers gothique, sombre, angoissant, et malgré tout intrigant, féérique et parfois pointillé d’humour. Avec un Johnny Depp au sommet de sa forme (comme d’hab, faut dire) et une Christina Ricci charmante qui ne laisse pas indifférent, on se laisse facilement piéger par une intrigue plutôt pas mal ficelée. Clairement, un bien bon divertissement, à avoir vu au moins une fois.



  • Les nouveautés qui valent le détour

5. THE CONJURING - les dossiers Warren - James Wan (2013)

Ce film raconte l’histoire horrible (mais vraie, et c’en est encore plus prenant) d’Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée.

Comment te dire. ENFIN un film à la hauteur de la rumeur. J’avais un peu peur d’être déçue vu tout ce que l’on m’en avait dit (comme c’est le cas pour la plupart des films lorsqu’ils font le buzz), mais là, je dois bien avouer avoir été agréablement surprise. On retrouve un vrai « style » dans Conjuring, comme ça ne se faisait plus dans les films d’épouvante depuis un bail. D’ailleurs le démarrage du film sur un son de trompettes rappelle un petit peu The Shining : l’ambiance sonore est juste à couper le souffle (de quoi jeter un froid sur une salle, simplement en annonçant le titre du film). Bien probable que tu ne joues plus au fameux « cache-tape » avant un certain moment.



6. SINISTER - Scott Derrickson (2012)


Quand j’ai regardé Sinister, ça faisait bien longtemps qu’un film d’horreur ne m’avait pas autant fichu la frousse. Pas de gore, ni d’effusions de sang, mais une ambiance glauque à souhait qui prépare bien quelques jumpscare plus qu’efficaces.

Le synopsis met en scène Ellison, un auteur de romans policiers s’inspirant de faits réels, qui, dans l’espoir d’écrire un nouveau livre à succès, décide d’emménager avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés pendus (
excellente idée de sa part, tiens !). Il découvre dans le grenier des bobines contenant les films des meurtres d’autres familles ayant vécu dans cette maison. Alors qu'il cherche à expliquer la raison de ces assassinats, une entité surnaturelle présente sur les bobines menace sa famille.
Assez peu de choses à reprocher à ce film, le casting est efficace, avec un Ethan Hawke plutôt crédible, les dialogues de bonne facture, et la BO est en parfaite adéquation avec le film. Bref, la recette pour un bon film de frousse est respectée, à voir pour une bonne soirée horreur avec les copains.


7. LE RITE - Mikael Hafstrom (2011)

Tu l’auras peut être remarqué, Hopkins, c’est un peu mon chouchou. Alors quand j’ai vu qu’il jouait dans un nouveau film d’épouvante, je me suis précipitée au cinéma… Et j’ai bien fait. Probablement pas l’oeuvre de l’année, mais pour les amateurs du genre, un bon petit film à avoir vu, avec un Hopkins parfait sous les traits de ce prêtre aux méthodes peu orthodoxes.

Les faits relatent l’histoire de Michael Kovak, jeune séminariste américain qui se rend au Vatican pour y étudier les rites de l’exorcisme. Assez terre à terre (
voire parfois un peu trop, il en deviendrait presque énervant) il nourrit de sérieux doutes à l’égard de ce type de pratiques anciennes. Il juge que le cas de la « possession » relève de la psychiatrie plutôt que de la démonologie. Ses formateurs l’adressent au Père Lucas, ecclésiastique légendaire qui a pratiqué avec succès des centaines d’exorcismes. Au contact de ce mentor, il commence petit à petit à se détacher de ses préjugés, jusqu’au moment où un cas va se présenter à lui et va le forcer à se remettre en question.

8. GOTHIKA - Mathieu Kassovitz (2003) 


Même si le sujet tient en haleine, il est loin d'être innovent. Pourtant, Kassovitz a su rendre ce film plutôt prenant. L'histoire plonge le docteur Miranda Grey (psychologue pour criminels de renom travaillant au sein du pénitencier psychiatrique pour femmes que dirige son mari) dans un scénario macabre dont elle ne voit pas la sortie. Elle se réveille un jour dans l'une des cellules de l'institution, accusée du meurtre de son mari. Un crime dont elle n'a évidemment aucun souvenir.
 
Tout l'intérêt du film est ici : une héroïne paniquée, que chacun pense folle et que personne ne croit, sa parole contre celle des autres... l'idée est un classique du genre, et c'est diablement efficace.



9. MAMA - Andrés Muschietti (2013) 

Il y a cinq ans, deux sœurs, Victoria et Lily, ont mystérieusement disparu le jour de la mort de leurs parents. Depuis, leur oncle Lucas et sa petite amie Annabel les recherchent désespérément, jusqu'au jour où elles sont retrouvées dans une cabane délabrée. Après avoir vécu cinq années de solitude dans l'obscurité, les deux enfants partent habiter chez leur oncle, et Annabel tente de leur réapprendre à mener une vie normale. Mais elle est de plus en plus convaincue que les deux petites filles sont suivies par une présence maléfique…

Tout est dit. Les deux gamines (et notamment la plus petite) font frissonner, ça joue des effets de surprise plutôt pas trop mal, quelques bons jumpscare à la clé (j'avoue même avoir fait un cauchemar après l'avoir visionné). Bref, sans pour autant révolutionner le genre, "Mama" installe un climat d'angoisse qui tiens en haleine jusqu'à son étonnante conclusion.


✵✵✵

Et voilà, le tour est joué, tu as matière à te flanquer une frousse de tous les diables le soir d'Halloween. Tu remarqueras sans doute que je suis passée outre la sage Paranormal Activity (qui ne m'a pas plus effrayée que ça finalement), Saw (je ne suis pas une très grande fan de la violence grantuite, plus on en voit, moins ça me plait) et autres suites relativement connues... Sans parler du fait que je n'ai toujours pas osé regarder The Ring ni The Grudge, alors bon, que veux tu, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a hein !

Allez, j't'embrasse (oui parce qu'on commence à être potos depuis le temps), n'hésite pas à me conseiller d'autres films auxquels je n'aurais pas pensé ! Kusskuss sur ta truffe.


Rubriquabraquement vôtre,
Alba.